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Texte Résidu Cosmique
Pourquoi l’art, quelque soit sa noblesse, son degré de perfection dans la forme, de profondeur émotionnelle et spirituelle….n’est finalement qu’un compromis, le plafond qualitatif des possibilités expressives de l’ humanité, au dessus duquel on ne passe pas, la limite, la frontière d’avec ce Zoeuvr* auquel l’art aspire finalement….
Ce Zoeuvr * dont les expressions artistiques ne sont en fait que les tentatives plus ou moins bien réussies de suggérer, de refléter, de proposer une vision universelle a travers l’ empreinte, le filtre et la signature d’un individu ou d’ un groupe d’individus…..Ca m’ a toujours fasciné que Bach puisse me sembler tellement universel alors que sa signature est si individuelle et totalement reconnaissable. Quand l’art devient auto suffisant, un idéal, un dogme ou une religion ou out simplement un élément de la culture, il a tendance à perdre de fait la force de propulsion qui l’ a fait naître, c’est un phénomène entropique, c’est normal…..
L’art est ce que je qualifie «de résidu cosmique« ou « d’excrément universel de qualité », la plus belle et noble des déjections ! Sa valeur est temporelle et relative… l’art ne transcende rien, il est au plus, dans les meilleurs des cas-cas, un cri du dedans, la transcription d‘ un mystère, une intuition rendue concrète et qui peut faire résonner ce qui, en chacun de nous, est ré-sonnable !! Et nous restons de toute façon les mains vides face aux grandes questions…..et c’est ça qui est chouette ! Ça serait trop facile, non ?
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